Billet d'André nahum
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de André Nahum le 05/11/2008

    Comme prevu, Barak Obama a été élu 44ème président des Etats-Unis d’Amérique.
Le rêve du pasteur Martin Luther King s’est donc réalisé au delà même de ce qu’il pouvait esperer.
C’est un tournant majeur, un boulversemment sans precedent dans l’histoire des Etats-Unis.
Les raisons en sont à mon avis multiples :

1) L’Amérique a voulu par ce message tellement fort se faire pardonner une fois pour toutes l’esclavage et la discrimination raciale..
Certes, il y a depuis des dizaines d’années, des maires, des senateurs, des membres du Congrès noirs. Georges W Bush a nommé succesivement deux secretaires d’état Afro-Américains, Collin Powel qui fut auparavant chef d’état-major, puis Condolezza Rice sans que cela choque personne.
Il ne manquait plus que d’élire un président de couleur. C’est fait.

2) Les électeurs ont souhaité tourner définitivement le dos aux huit années Bush Un président honni dans son pays comme à l’étranger. Considéré comme un des plus mauvais sinon le plus mauvais qu’ait jamais connu le pays. Un jugement sans appel qui oublie dans quelles circonstances Bush a gouverné comme il l’a fait.
Lorsqu’il a été élu en 2000, rien ne semblait le predestiner à devenir un président qui aurait marqué fortement en bien ou en mal l’Histoire de son temps. Et puis le desastre du 11 septembre 2001 a créé une situation nouvelle.. Le president s’est transformé en chef de guerre et s’est senti investi d’une mission : combattre le terrorisme par tous les moyens sur tous les terrains et prevenir le retour d’attentats meurtriers sur le sol américain. S’il a commis des erreurs, sur ce dernier point au moins, il a reussi.


3) Barak Obama est jeune, brillant, doté d’un charisme extraordinaire et sa campagne a été exemplaire. Il est arrivé à un moment où les Américains, terrorisés par la crise économique et financière exigeaient le changement, rendant l’administration Bush responsable de tous leurs déboires. Ce qui n’est pas tout à fait juste car les raisons qui crèèrent cette crise ne sont pas uniquement du fait du président sortant, mais quand on navire fait naufrage il est habituel que l’on mette en accusation son capitaine .

4) Les Américains ne supportaient plus la mauvaise image qu’ils avaient dans le monde et espèrent  voir cette image se modifier en leur faveur avec Barak Obama.
Le nouveau président a soulevé l’enthousiasme même chez ceux qui jusqu’à ce jour vomissaient l’Amérique,  particulièrement  dans le tiers monde et chez les jeunes des banlieues défavorisées. L’arrivée au pouvoir dans la nation la plus puissante du monde d’un president qui leur ressemble les réconcilie avec cet Oncle Sam nouvelle manière qui n’est plus ni anglo-saxon ni blanc.

Et maintenant que va--t-il se passer lorsque seront éteints les lampions de la fantastique kermesse à laquelle nous allons assister aux USA et un peu partout dans le monde ?
Dès son entrée à la maison Blanche, le president Obama va trouver sur son bureau des dosiers brûlants :
La crise économique et financière, l’augmentation du chômage et le risque de recession,
Le terrorisme islamiste,
La guerre en Afganistan et en Irak,
L’Iran,
Le conflit Israélo-Palestinien,
La situation au Pakistan; etc...

Comme l’a dit le nouveau vice-president Joe Biden, les ennemis de l’Amérique chercheront à jauger Barack Obama dans les premiers mois de sa présidence en suscitant une crise internationale majeure, dans le seul but de le tester .

Comment Obama se comporterait-il alors ?
Agira-t-il pour maintenir le leadership américain ou serait-il tenté d’accepter l’affaiblissement des USA dans l’espoir d’améliorer les relations avec des pays hostiles et complaire ainsi à la puissante mouvance qui l’a porté au pouvoir ?

Saura-t-il comprendre comme Clinton et Bush la spécificité de la situation d’Israél avec les menaces permanentes de destruction qui pèsent sur lui ?

L’avenir nous le dira .

André Nahum


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