de André Nahum le 02/06/2010
C’était bien un piège et Israel s’est laissé squizer comme on dit en termes de bridge.
Ismael Hanié avait cyniquement annoncé la couleur : Si la flottille arrive à Gaza, a-t-il dit, le Hamas a gagné, si les israéliens l’arrêtent, le Hamas a encore gagné.
Il faut reconnaitre que dans ce “pile ou face truqué” pile je gagne, face tu perds., le Hamas a marqué des points.
Où est l’humanitaire dans tout cela ?..
Que l’opération de lundi ait été un succés ou un échéc, les ennemis d’Israél auraient comme d’habitude appelé à manifester dans les rues, à brûler des drapeaux israéliens, à boycotter les marchandises israéliennes et ameuté l’ONU.
On a alors beau jeu de critiquer l’action de Tsahal contre la “flottille-de la-liberté”.
Il est possible qu’elle ait été mal préparée. Il est possible qu’il y ait eu une défaillance des services de renseignements.
Tout cela est peut-être vrai. Mais quoi qu’il fasse, Israél n’est-il pas automatiquement condamné et mis au ban des Nations ?
On nous dit qu’il est maintenant diplomatiquement isolé.
Peut-être.
Mais est-ce bien la première fois ?
On nous dit que la Turquie risque de rompre toutes relations avec Israél, son ancien allié stategique.
Peut-être.
Mais son premier ministre monsieur Erdogan a-t-il attendu cet incident pour s’allier avec l’Iran et la Syrie, prendre ses distances avec l’état hébreu et humilier publiquement Shimon Pérès recemment à Davos ?
N’est-ce pas une organisation islamiste turque, l’IHH qui a organisé sous un pretexte humanitaire ce guet-apens qui ne pouvait qu’aboutir à un clash ?
Aurait-elle pu le faire sans le feu vert de son gouvernement ?
Qui peut affirmer que celui-ci n’a pas créé sciemment cette occasion pour couper tous liens avec l’état juif et satisfaire la fraction intégriste et antijuive de sa population.?
Il serait certes souhaitable que d’une façon ou d’une autre, Israél arrive à recoller ce qu’il peut, des morceaux. Mais si cela s’avère impossible, peut-on lui imputer cette rupture ?
On nous dit que depuis la fin de la guerre froide, les Etats-Unis n’ont plus besoin de l’état juif et qu’ il devient pour eux un fardeau ?
Peut-être, mais je ne n’en suis pas persuadé.
D’une part parceque des millions d’Américains lui sont viscéralement , mystiquement même, attachés et d’autre part parcequ’ils n’ont pas dans la région un allié de rechange aussi fiable .
Les choses ont certainement changé au Moyen-Orient et l’on nous repète que cela rend plus fragiles la position et l’avenir de l’état juif.
Ce n’est pas si sûr.
Parceque tout le monde sait que sa destruction éventuelle ( haz ve chalom, à Dieu ne plaise ) , laisserait le champ libre à l’Islamisme djihadiste contre lequel il est aujourd’hui un des remparts les plus efficaces et que l’on peut se demander si les gouvernements sunnites de la région ont vraiment interêt à sa disparition et à l’hégémonie d’un Iran Chiite et non-arabe, nucléarisé qui s’en suivrait.
Il faut ajouter qu’ Israél n’est pas disposé à se laisser abattre quelque soit l’ampleur de l’offensive tous azimuts à laquelle il est confronté.
Il en a les moyens.
Il a su se doter , comme les Juifs de Prague au temps du Maharal, d’un “Golem” , différent , mais encore plus efficace..
Et puis, on lit dans le Talmud qu’ un officier romain dit un jour à un rabbin “ Vous les Juifs, êtes parmi les 70 nations de la terre. comme des agneaux au milieu des loups. Nous pourrions facilement vous dévorer. Pourquoi ne le faisons nous pas ?
Tout simplement répondit le rabbin en souriant , parceque nous avons un excellent berger.

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